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Mois de la sécurité : La culture de la sécurité

Qu’est-ce qu’une culture centrée sur la sécurité?

Tout le monde a son idée de la santé et sécurité au travail, du fait de mettre des lunettes de sécurité, aux bottes à cap d’acier et toutes les autres mesures physiques qui existent, mais la santé et sécurité ne s’arrête pas aux mesures physiques et aux affiches avec des procédures. Pour qu’elle soit bien appliquée, la santé et sécurité doit être une question de culture organisationnelle, une mentalité qui découle du PDG jusqu’aux employés sur le terrain.

La santé et sécurité performe le mieux lorsqu’elle est une valeur fondamentale de l’entreprise, inculquées par tous. La culture de la sécurité, ça se traduit par des comportements sécuritaires au quotidien, une communication transparente des enjeux, ainsi qu’une responsabilité partagée.

Des bénéfices mutuels 

L’importance centrale de la santé et sécurité, c’est l’humain. Il n’y a aucun débat à ce sujet. Personne ne veut voir ses collègues, ses employés, ses proches ou n’importe qui d’autre se blesser au travail. Peu importe le « danger » du métier, il ne faut jamais accepter que les accidents c’est « normal », on parle quand même bien de vies humaines.

Ayant dit cela, il y a plusieurs autres bénéfices pour une entreprise et ses employés d’instaurer une culture de santé et sécurité.

Pour l’employé

Pour l’employé, un avantage majeur parfois négligé est la tranquillité d’esprit. On n’y pense pas souvent, mais d’être à l’aise, de ne pas devoir stresser qu’un accident peut survenir à tout moment, c’est très lourd mentalement. Bien qu’on parle souvent des conséquences physiques de la santé et sécurité, l’aspect mental est possiblement plus important. Le stress chronique a prouvé qu’il pouvait augmenter les chances de troubles cardiovasculaires, nuire au système immunitaire, créer des troubles du sommeil et causer une perte de vigilance, parmi d’autres effets secondaires. Cette dernière, la perte de vigilance, peut causer une augmentation des accidents, créant ainsi un cercle vicieux.

D’un point de vue plus positif, la SST apporte un sentiment de valorisation important à l’employé, ainsi que de développer un sentiment d’autonomisation envers le respect de la SST, se mariant à la culture de l’entreprise.

Pour l’employeur

Pour l’employeur, le bénéfice premier demeure d’avoir un environnement sécuritaire pour ses employés, mais cela apporte d’autres avantages importants pour l’organisation. Entre autres, on observe chez les entreprises ayant une forte culture de sécurité une baisse drastique des coûts indirects liés aux arrêts de travail, les bris d’équipement et plusieurs autres frais liés aux accidents. De plus, de bonnes pratiques de SST optimisent les opérations, malgré la fausse idée que les étapes de sécurité nuisent à la productivité. Autrement, les certifications de SST peuvent donner un avantage concurrentiel sur plusieurs appels d’offres qui exigent un certain niveau d’adhésion aux pratiques sécuritaires. Finalement, la marque employeur bénéficie énormément de la culture de la sécurité, réduisant les maux de tête qui peuvent survenir pendant l’embauche. Et oui, ça va des deux côtés!

Les chiffres ne mentent pas

Très souvent, lorsqu’on parle d’une entreprise avec des lacunes de SST, on s’imagine un PDG qui refuse d’implanter la SST parce que ça engendre des coûts supplémentaires. Bien que la réalité administrative soit beaucoup moins sombre que ce qu’on voit dans Wolf of Wall Street, il faut noter que la SST est réellement un investissement.

C’est vrai, même si cela peut sonner contradictoire. L’OSHA (Occupational Safety and Health Administration) estime que chaque dollar investi dans la SST génère un retour de 4 $ à 6 $. Cela s’explique en grande partie par une réduction de 20 % à 40 % des coûts liés aux accidents et par un gain de productivité d’environ 5 %. De plus, les bénéfices à la marque employeur tranchent le taux de roulement du personnel de près de 50%, une réduction énorme pour les coûts d’embauche et de gestion du personnel.

Outre les dollars sauvés aux dirigeants, ce sont les employés de plancher qui sont les vrais gagnants de la SST. L’OSHA stipule qu’un système de gestion proactif de SST peut réduire de 20 à 40 % les accidents. Ailleurs, une firme du nom de Gallup a découvert lors d’un sondage que les équipes hautement engagées à une culture de SST ont enregistré 70% moins d’incidents que les équipes désengagées.

Les bonnes pratiques d’implantation

On sait maintenant les avantages d’une culture centrée sur la sécurité, et tout cela sonne bien beau, mais il reste un réel défi ; comment fait-on pour l’implanter dans une entreprise? On le sait, il n’y a rien de plus démotivant qu’une promesse non-respectée, et c’est encore plus frustrant lorsqu’on parle de santé et sécurité. Similaire au « greenwashing », une promesse non-respectée à ce sujet peut avoir un effet négatif important sur la réputation d’une entreprise ainsi que sa marque employeur. Voici quelques bonnes pratiques pour une saine implantation d’une forte culture de sécurité :

L’engagement visible de la direction

Peu de choses sont plus frustrantes que de voir quelqu’un donner une directive et ne pas la respecter lui-même. Le fameux « fait ce que je dis et pas ce que je fais » crée un manque de confiance entre les employés et les dirigeants, poussant les employés à délaisser les procédures. Chez PRO-B, tous les employés, qu’ils soient de l’atelier, des bureaux ou de la direction se doivent de suivre les règles de SST lorsqu’ils entrent dans les espaces où cela est nécessaire.

La formation continue et interactive

Y a-t-il réellement quelque chose de moins motivant qu’une lecture de plusieurs heures sur pourquoi tu devrais mettre un casque? Difficile à dire, mais une chose est sûre, de rendre l’apprentissage interactif augmente l’implantation des pratiques. De plus, la formation continue permet de maintenir les connaissances à jour sur les bonnes pratiques ainsi que mettre en place de nouvelles procédures lorsque nécessaire.

Déclarer les « presque-accidents »

Parfois, on évite de peu l’accident. Autant que l’on doit être content que rien de grave ne se soit produit, il ne faut pas tourner la tête. Il est important de signaler ce genre de chose et de rester proactif, car il se pourrait qu’un jour quelqu’un ne l’évite pas de peu, et cela aurait été un accident complètement évitable si on avait été proactif.

La communication bidirectionnelle

Les travailleurs de première ligne sont les plus touchés par la SST. Bien qu’il soit important que la direction s’implique avec eux, il est aussi important que la direction les laisse s’impliquer à leur tour. Un comité de gestion de la SST avec autant de membres de la direction que de différents rôles opérationnels permet d’avoir un point de vue global sur les enjeux et continuer à rendre l’emploi plus sécuritaire pour tous.

Ce qui conclut notre segment sur la culture de la sécurité, une culture que nous sommes fiers d’avoir en place chez Groupe PRO-B. Nous vous retrouvons la semaine prochaine pour discuter des blessures lors de la période estivale.

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